Non le livre n’est pas un Déchet !

closeCet article a été publié il y a 1 an 6 mois 15 jours, il est donc possible qu’il ne soit plus à jour. Les informations proposées sont donc peut-être expirées.

Et oui, je vis très bien le fait de me dire Zéro Déchet et d’écrire des livres sur le sujet ou d’en acheter encore d’autres, sur tous les autres sujets. 

Hier soir à un dîner, mon livre passait de main en main quand un des hôtes qui découvrait mon travail ( et le Zéro Déchet ) s’arrête de le feuilleter et me sort  » Et ce n’est pas contradictoire d’écrire un livre ? C’est pas très ZÉRO déchet ! «  

Une heure avant de partir à ce même dîner, je me voyais questionnée ainsi par une visiteuse de ma page Facebook sous mon post consacré aux mouchoirs en tissu et qui soulevait exactement les mêmes interrogations.

Cette personne venait sans doute sur ma page via le défi « Rien de Neuf » dont je suis une des ambassadrices et qui préconise de se passer d’achat de livres neufs pendant toute cette année 2018. J’avais dit que je reparlerai de cette question plus précisément et justement je crois que je suis inspirée…

Je vais être claire, les livres, je parle de tous les livres en général , ne seront jamais de mon point de vue à considérer comme des objets trop envahissants et dangereux ! Oyez oyez philosophes scythes ! On se réveille ! Vous voulez qu’on taille à grands gestes dans le buisson ?  Qu’on se mette à brûler les livres pour faire de la place ? Vous voulez qu’on arrête d’écrire des livres, qu’on établisse un petit comité de la censure pour savoir qui a le droit de bousiller des arbres ? 

Attention, je ne dis pas que l’industrie du livre ne doit pas nier certaines problématiques ( j’en reparle plus bas ). Je ne dis pas non plus que tous les livres méritent d être publiés et dans n’importe quelles conditions. Et puis il y a clairement un petit engouement du côté du ZD dont je bénéficie et ça fleurit de partout. Mais vous savez quoi ? Et bien tant mieux !!! 

Bea Johnson aurait pu se cantonner au porte-à-porte mais cela aurait beaucoup moins bien marché … Les bouquins de la famille presque Zéro déchets sont formidables et ont tellement contribué à expliquer simplement ce mode de vie que c’est une chance de pouvoir voir leurs livres sur le plus grand nombre d’étagères françaises. 

On ne peut pas appeler à un réveil des consciences sans passer par l’écrit et le livre papier est un moyen formidable de faire accélérer le changement et beaucoup moins énergivore que l’écran quoique certains en pensent. 

Une maison ZD sans livres sur ses étagères me semble un non sens. Je trouve bien dangereux ces maisons aseptisées qu’on nous présente parfois comme des modèles de minimalisme et qui limite la place des livres en tant qu’objets. Je me souviens de certaines photos de chambre d’enfants sans un seul bouquin visible et j’en ai encore des sueurs froides. Trop dématérialiser les livres me donne l’impression de les faire disparaître. Et même si nous adultes, nous pouvons gérer et comprendre cette absence liée à la dématérialisation et au minimalisme, je crois pas qu’elle soit compréhensible et souhaitable pour les enfants.

Il faut savoir que je suis aussi professeur de lettres en lycée et que j’ai donc tous les jours devant moi des jeunes gens qui se sont pour la plupart détournés des livres . Je vois de plus en plus émerger des générations de jeunes incapables de suivre ou de construire un raisonnement complexe. Des jeunes qui font un mouvement de recul face à un texte même contemporain parce que’  » pouah ! Il y a trop de mots ! » . Des jeunes que la fiction n’intéresse pas ( même quand elle est accessible par le biais de séries ou de films ) car cela demande de la concentration, de rester plus ou moins immobile, sans son téléphone dans la main … Des jeunes qui ne font plus de différence entre les sources textuelles à disposition sur la toile, texte littéraire ( roman, nouvelle ), article wikipédia, article de blog, article de presse, c’est du pareil au même pour beaucoup d’entre eux. L’objet n’est plus là pour les aider à les distinguer.

Je fais chaque année dans mes classes un petit sondage à main levée pour savoir quels sont mes élèves qui ont eu droit à des histoires lues par leurs parents, le soir avant de s’endormir  par exemple, quand il étaient petits. Qu’ils sont peu nombreux ! Ce ne sont pas forcément les bons élèves mais ce sont à coup sûr ceux qui construisent des phrases correctement et qui peuvent approfondir un raisonnement à l’écrit, ceux qui ont du vocabulaire, de l’imagination, une certaine curiosité et une plus grande empathie. Le contact quotidien avec les livres est tellement important pour la construction intellectuelle et émotionnelle des enfants, que prôner une maison avec peu très peu de livres papier me semble très dangereux.

Petit dessin de Gaëlle Thaler pour une campagne de promotion de la lecture quotidienne aux enfants.

 

Ne vous méprenez pas, je suis une grande emprunteuse de livres dans divers bibliothèques que je fréquente. Une sortie à la bibliothèque illumine la journée de mes enfants. Ma fille de 11 ans ingurgite tant de livres que sa chambre et mon porte monnaie ne pourraient pas suivre si on avait dû les acheter. Je pratique l’échange de livres dans différentes boîtes à dons – dont une que j’ai installée devant chez moi – et j’adore cette pratique. Je chine beaucoup de livres d’occasion, et il m’arrive de temps en temps de lire des livres numériques ou d’écouter des livres audio. ET j’achète aussi souvent des livres neufs, de littérature, sur le Zéro Déchet et l’écologie ou de loisirs créatifs. J’aime beaucoup certaines maisons d’édition qui ont depuis longtemps une politique de production très soucieuse de l’écologie , je pense en particulier aux éditions LaPlage, etc… Bref j’ai une consommation très variée de livres et ma conscience ZD le vit très bien merci ! 

Mais il est légitime de se poser des questions sur l’impact écologique et économique de nos pratiques de lecture. Et j’ai essayé de réunir le fruit de mes réflexions et recherches dans les points ci-dessous :

Quelques questions légitimes sur les livres et leur empreinte écologique : 

  • Le livre papier plus coûteux en énergie que le livre numérique ? 

Vous comprenez que mon cœur penche plus pour le livre papier. Le plastique nécessaire à la fabrication de liseuses n’est pas recyclé, des matériaux chimiques très nocifs sont employés et elles sont équipées de batteries au lithium, véritable poison pour l’environnement . Seuls les grands lecteurs les amortissent réellement et dans ce cas la balance peut pencher en sa faveur mais cela me semble malgré tout être à court terme. Un livre peut traverser les siècles, s’échanger, se retrouver sur une bibliothèque et rappeler des souvenirs, le support visuel est un déclencheur de mémoire et d’émotions que n’offre pas un fichier numérique ….

  • Le cas des libraires :

Je n’entends jamais parler des libraires quand on débat de l’intérêt  de privilégier le support numérique ou le support papier dans le milieu Zéro déchet. Les petits libraires de quartier acteurs indispensables d’une économie locale saine sont en voie de disparition , souvent remplacés par des petits rayons sans âme dans un supermarché. Les livres numériques et les liseuses profitent essentiellement à Amazon leadeur du marché avec son Kindle ou au groupe Rakuten avec sa liseuse Kobo, qui possède notamment PriceMinister et qui travaille avec la Fnac pour écouler ses livres en France. Tout cela me semble encore des arguments en faveur des livres papiers….

  • Les livres en papier sont-ils responsables de la déforestation ?

En France , les éditeurs s’engagent à n’utiliser que du papier issu de forêts éco-gérées. Cela est parfois visible par l’ajout du sigle FSC ou PFEC mais tous ne le mettent pas forcément en évidence alors qu’ils s’y soumettent. Cette certification engage les forestiers à replanter plus d’arbres qu’ils n’en prélèvent et les oblige à entretenir durablement leur forêt. Le papier est fabriqué principalement à partir de coupes d’éclaircies, c’est-à-dire les petits arbres, les branches, voire les copeaux de bois. Indirectement, la production de papier participe au nettoyage de la forêt. C’est en partie grâce à des pratiques de certification que le taux de croissance de la forêt européenne est positif.

De plus en plus d’éditeurs utilisent du papier recyclé par conviction et pour des raisons de coût moindre à la production mais ce n’est quasiment pas possible pour le papier bouffant utilisé pour tous les romans.  Ce même papier  bouffant vient de l’étranger dans la plupart des cas. Seuls deux entreprises françaises fabriquent ce papier et ne peuvent pas fournir la totalité de ce dont on a besoin en France.

Certains utilisent des encres végétales mais c’est encore marginal malheureusement. 

* Est-ce vrai que beaucoup de livres finissent au pilon ?

Cela est une pratique courante mais ne concerne pas tant de quantité de livres que cela. Les éditeurs préfèrent produire en quantité raisonnable pour limiter les pertes quitte à faire des retirages réguliers. La mise au pilon leur coûte très cher et l’éviter et une nécessité financière pour eux.

* Où sont imprimés les livres français ?

Pour des raisons de gains de temps et d’argent, les livres sont imprimés pour la plupart en France ou en Europe de l’est ( Slovénie, Slovaquie ). Les albums pour enfants sont par contre souvent imprimés en Asie, surtout les Pop up, les livres découpés, ou qui possédent des composants électroniques pour des raisons de coût de fabrication.

  • Le cas de la rémunération des auteurs:

Un auteur est rémunéré en général selon les secteurs entre 3% et 10% du prix du livre. Peu d’auteur peuvent donc vivre de leur travail. Pour pouvoir toucher l’équivalent d’un smic à 1 150 euros net, un auteur doit donc vendre environ 2 300 livres par mois . Or en France le tirage moyen d’un livre est de 5 600 exemplaires, (source : Observatoire de l’économie du livre). 

Les auteurs ne touchent rien quand on donne un livre ou qu’on le revend d’occasion ( de même que lorsque vous l’achetez chez une enseigne de destockage du type Noz, mais dans ce dernier cas vous sauvez des livres du pilon alors c’est déjà ça )  mais bénéficient d’une rémunération de la part des bibliothèques. J’ai longtemps cru naïvement que c était au prorata du nombre d’emprunts, mais non. Le droit de prêt est un système plus général . Les libraires et les organismes de prêt sont tenus de déclarer leurs achats d’ouvrages à la Société française des intérêts des auteurs de l’écrit (Sofia) qui se charge de reverser les droits aux auteurs et éditeurs.

——-

Voilà ce que j’avais à dire. Il me semble que dans le combat contre le gaspillage, il y a parfois des compromis à faire. Dans notre combat pour faire changer les mentalités, il ne faut pas négliger l’importance essentielle de la transmission des expériences, des idées et des savoir – faire et de la construction de la pensée que les livres rendent possibles et qui méritent à mon avis que l’on sacrifie des ressources. Il y a tant de combats plus importants à mener. Si vous voulez épargner les arbres, mouchez vous dans du tissu et continuez à renifler avec plaisir l’odeur d’un vieux livre. La mesure dans toute chose est primordiale et il faut se garder de ceux qui veulent tout « retrancher » comme l’a écrit La Fontaine sur des papiers qui ont traversé les siècles plus sûrement qu’un Kindle. 

Le philosophe Scythe

Un Philosophe austère, et né dans la Scythie,
Se proposant de suivre une plus douce vie,
Voyagea chez les Grecs, et vit en certains lieux
Un sage assez semblable au vieillard de Virgile,
Homme égalant les Rois, homme approchant des Dieux,
Et, comme ces derniers satisfait et tranquille.
Son bonheur consistait aux beautés d’un Jardin.
Le Scythe l’y trouva, qui la serpe à la main,
De ses arbres à fruit retranchait l’inutile,
Ebranchait, émondait, ôtait ceci, cela,
Corrigeant partout la Nature,
Excessive à payer ses soins avec usure.
Le Scythe alors lui demanda :
Pourquoi cette ruine. Etait-il d’homme sage
De mutiler ainsi ces pauvres habitants ?
Quittez-moi votre serpe, instrument de dommage ;
Laissez agir la faux du temps :
Ils iront aussi tôt border le noir rivage.
– J’ôte le superflu, dit l’autre, et l’abattant,
Le reste en profite d’autant.
Le Scythe, retourné dans sa triste demeure,
Prend la serpe à son tour, coupe et taille à toute heure ;
Conseille à ses voisins, prescrit à ses amis
Un universel abatis.
Il ôte de chez lui les branches les plus belles,
Il tronque son Verger contre toute raison,
Sans observer temps ni saison,
Lunes ni vieilles ni nouvelles.
Tout languit et tout meurt. Ce Scythe exprime bien
Un indiscret Stoïcien :
Celui-ci retranche de l’âme
Désirs et passions, le bon et le mauvais,
Jusqu’aux plus innocents souhaits.
Contre de telles gens, quant à moi, je réclame.
Ils ôtent à nos cœurs le principal ressort ;
Ils font cesser de vivre avant que l’on soit mort.

Jean de La Fontaine, Fables

 ____

Sources internet : Pour des articles plus complets sur le sujet je vous conseille ces deux articles que j’ai utilisés pour écrire cet article :

-Article de Consoglobe : Livre papier vs livre numérique : lequel est le plus écolo ?

Entretien avec Pascal Lenoir sur le site d’Actualitté.com :


Les ouvrages que vous voyez en photo

Sur la première photo au début de l’article, de droite à gauche :

Sur la photo de ma bibliothèque :

 

18 thoughts on “Non le livre n’est pas un Déchet !

  • janvier 7, 2018 at 6:36
    Permalink

    Merci pour ce message plutôt complet. En tant que bibliothécaire, même si je lis parfois en numérique (des nouveautés avant publications pour des besoins professionnels), je privilégie largement les ouvrages papier, qui a mon sens (en tout cas pour moi) laissent une trace plus tangible dans la mémoire.
    Par contrecoup, et pour fréquenter aussi les classes via mon boulot, je vois aussi la chute vertigineuse des pratiques de lecture chez les enfants et les jeunes, et je me demande ce qu’il en sera de la lecture et des bibliothèques dans… 15 ans ? Voire avant ?
    Que dire aussi des parents qui ne prennent plus le temps d’amener les enfants, pourtant plutôt demandeurs jusqu’en primaire, en bibli, où de leur lire des histoires, comme vous l’évoquez ?
    Je veux pourtant rester optimiste, j’y travaille tous les jours ainsi que nombre de mes collègues et certains enseignants !
    En revanche, il semblerait qu’un projet de loi déjà bien avancé prévoie de taxer les lectures en bibliothèque, via la SCELF, soi disant pour rémunérer les éditeurs ! Si ça passe, c’est la mort des heures du conte et autres lectures publiques même gratuites, dans un paysage culturel,déjà bien sinistré…
    Long commentaire un peu en vrac, pour dire mon soutien à votre démarche, à l’édition de livres et à la circulation des idées, mais aussi mon désarroi face à des amalgames contre-productifs.

    Reply
  • janvier 7, 2018 at 7:53
    Permalink

    J’adore les livres papier. On en emprunte régulièrement à la médiathèque pour des raisons de diversité (les enfants choisissent des albums que je n’aurais pas achetés), d’économie et de place : les bibliothèques des enfants explosent. MAIS la question du livre numérique se pose lors des départs en vacances. On voyage très léger et j’emporte plusieurs livres. Pour moi ET pour les enfants. Sauf que quand j’ai épuisé ma réserve, je suis bien contente de télécharger quelques livres. En revanche, je n’ai pas de liseuse. Je lis sur mon téléphone ou sur mon iPad, pas d’appareil fabriqué en plus !
    Si ça peut donner des idées à d’autres, j’ai donné les livres de petits de mes enfants à une école où il y a une toute petite section. Les élèves de TPS sont souvent issus de milieux éloignés du livre. Les livres sont vite abîmés mais nécessaires dans ces classes et les budgets limités…

    Reply
  • janvier 7, 2018 at 8:22
    Permalink

    Bonsoir Camille,

    Merci pour cet article, je partage tellement ton point de vue sur le livre.
    Et merci infiniment d’avoir, entre autre, choisi deux des miens pour illustrer le propos.
    Pas de liseuse chez nous, mais une visite à la médiathèque de notre ville chaque semaine, toujours au maximum des emprunts sur nos cartes à tous les 4 !
    Bonne reprise.

    Reply
  • janvier 7, 2018 at 8:38
    Permalink

    Camille , je comprends ta colère et partage totalement ton point de vue . Pour moi le livre n’est pas un  » objet », on peut entretenir avec lui une relation privilégiée: il peut nous accompagner tout au long d’une vie. J’aime le feuilleter dans tous les sens , repartir en arrière. S’il a appartenu à une personne qui m’est ( ou m’a été) chère, j’ai l’impression de communier avec elle. J’aime le laisser traîner ici ou là, souvent aperçu par un visiteur , il devient une invitation à la lecture et nous amène ensuite à échanger à l’infini. Tu l’as compris j’ai une relation très  » charnelle » avec le livre
    Même si je ne me sens pas la force de suivre ton exemple, je suis admirative de ton courage et mes pensées t’accompagnent…..

    Reply
  • janvier 7, 2018 at 9:36
    Permalink

    Merci pour ton article, je le trouve très bien argumenté (et je suis tellement d’accord avec toi !)

    J’en profite pour te souhaiter une bonne année 2018 !

    Reply
  • janvier 7, 2018 at 10:06
    Permalink

    Coucou Camille,
    Merci pour cet article très inspirant et très intéressant comme toujours 🙂
    Ca me fait penser à un article que je viens de lire dans le magazine Causette du mois de décembre dernier, qui s’appelle « des romans très noirs », je ne sais pas si tu l’as lu, sinon je te le scanne, ça fait écho à ce que tu viens d’écrire !
    Bises !

    Chloé

    Reply
  • janvier 7, 2018 at 10:07
    Permalink

    Coucou Camille,
    Merci pour cet article très inspirant et très intéressant comme toujours 🙂
    Ca me fait penser à un article que je viens de lire dans le magazine Causette du mois de décembre dernier, qui s’appelle « des romans très noirs », je ne sais pas si tu l’as lu, sinon je te le scanne, ça fait écho à ce que tu viens d’écrire !
    Bises !

    Chloé

    Reply
  • janvier 7, 2018 at 11:47
    Permalink

    Un chouette article avec des réponses à des questions que je me posais depuis un moment.
    Famille presque zéro déchet aussi et un chouia minimaliste, car malheureusement pas facile de tous les éliminer, notre exception pour l’achat neuf reste les livres. On a diminué les achats mais on ne résiste pas longtemps devant de beaux livres.
    Depuis que notre fils est né, on lui li des livres tous les jours. Depuis sa première semaine parmi nous il a joué, mordu, touché, léché les livres et à l’âge de 3 ans aujourd’hui il n’y a pas une journée sans qu’il ne regarde ou demande à ce qu’on lui lise des histoires. Et au coucher, il faut se batailler pour éteindre la lumière après 4 ou 5 livres, sinon se serait lecture by night tous les soirs 😉
    Je rejoins tes idées sur l’importance des livres et la diffusion des idées par l’écrit.
    Je suis souvent triste en rentrant dans des maisons d’amis ou de ma famille, où il n’y a aucuns livres, bd, romans, ou revues ;-(
    Encore merci…

    Reply
  • janvier 8, 2018 at 5:18
    Permalink

    Merci pour ce bel article!
    J’ai justement posté un commentaire à ce sujet ce matin sur » le défi rien de neuf » car je m’étonnais que les librairies et les livres en général ne soient pas évoqués eux aussi comme un combat à mener !
    Parce qu’en effet je ne pense pas qu’un livre soit un déchet !!

    Reply
  • janvier 9, 2018 at 9:55
    Permalink

    52 BIS RUE DU CHEMIN DE FER

    Reply
  • janvier 11, 2018 at 8:10
    Permalink

    Merci pour cet article très intéressant ! Je m’interrogeais justement sur la question du coût écologique du livre et ton article tombe à point 🙂

    Reply
  • janvier 21, 2018 at 7:30
    Permalink

    Certainement le livre n’est pas un déchet, tout comme la plupart des objets dotés de fonctions que nous utilisons au quotidien d’ailleurs … Donc en 2018 on n’achète rien, mais on achète des livres neufs, et surtout le votre, si j’ai bien compris la leçon faite aux parents ?

    Reply
  • janvier 21, 2018 at 9:10
    Permalink

    Quelle tristesse de lire le peu de considération que vous portez à vos élèves et à leurs parents, vos condamnations et vos jugements ! Lectrice, je suis triste et extrèmement déçue de lire autant de froide morale et si peu de coeur dans vos mots.

    Reply
    • janvier 21, 2018 at 10:01
      Permalink

      Bonsoir , je suis navrée d’avoir pu vous faire croire que je méprisais mes élèves . C’est vraiment la dernière chose que l’on pourrait dire à mon sujet je vous rassure. Je les apprécie et j’ai beaucoup de tendresse pour eux tous, même les plus réticents aux livres et mon passage sur certains de mes élèves ne relevait pas d’un jugement mais d’un constat. C’est parce que j’ai beaucoup de considération pour eux que les dégâts que je constate me mettent en colère. Bonne soirée

      Reply
  • mars 3, 2019 at 9:29
    Permalink

    L’industrie du papier est certes très consommatrice en eau, mais bien gérés, la production et le recyclage de papier sont beaucoup moins polluants que celle des supports numériques. Il faut savoir que les (bons) producteurs de papier plantent plus d’arbres qu’ils n’en coupent.
    Moi quand une association à laquelle j’ai adhéré ou une organisation me demande si je veux la newsletter sous format papier ou numérique (quand on a encore le choix) je demande toujours la version papier !! C’est tellement plus facile et agréable à lire à l’occasion dans la cuisine en attendant que l’eau bout ou aux toilettes, et puis ça traîne quand les invités sont là et ça fait émerger des conversations…
    La version numérique, noyée dans le flot de mails qu’on reçoit tous les jours, je ne la lirais tout simplement jamais !

    Reply

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *